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Apicil
assurance santé
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Alan
assurance santé, insurtech
Les applications mobiles tiennent un rôle croissant dans la relation entre les sociétés d’assurance santé et leurs clients. Depuis 2018, un article du Code des assurances (L.111-10-l) les autorise même à obliger leurs clients à utiliser la voie dématérialisée. Selon une étude de Next Content pour Quadient baptisée “Expérience client et nouveaux services numériques dans l’assurance”, 29 % des Français connectés à internet et clients d’une société avaient déjà téléchargé l’application d’une assurance ou d’une mutuelle en mai 2018, en hausse de six points par rapport à 2017. C’est même le cas de 44 % des moins de 35 ans.
En mars, mind Fintech a étudié les performances de 10 applications d’assureurs et mutuelles santé grâce à l’outil de notre partenaire Ogury. Nous nous penchons cette fois sur leurs choix techniques : quels “pisteurs” ces acteurs ont-ils installés dans leurs logiciels et quelles permissions demandent-elles ?
Qui est Exodus Privacy ?
Afin de collecter des données sur leurs utilisateurs et leurs usages, surveiller le bon fonctionnement de l’application ou y proposer des services, comme des push notifications, leurs développeurs y incorporent parfois des bouts de codes baptisés “kits de développement”, ou softwares development kits (SDK) en anglais. Depuis 2017, l’association Exodus Privacy, un groupe d’activistes rassemblé en association, recense grâce une méthode présentée sur Github (lire également l’encadré sur sa méthodologie) ceux qui ont été installés dans plus de 56 000 applications Android dans le monde.