1. À quoi sert la RPA ?
Même si le terme de “robot” peut semer la confusion, la « robotic process automation » (RPA) recouvre des entités logicielles qui permettent d’exécuter des scripts pré-automatisés afin de libérer le gestionnaire de tâches rébarbatives et répétitives. Mais bien au-delà d’une seule automatisation des processus, la RPA repose sur le principe d’orchestration. Une « control room » permet de piloter les assistants automatisés disponibles et de leur assigner différents scripts de manière continue. « En alliant l’extraction et la collecte de données automatisées à la robotisation des process, on est capable d’optimiser une grande partie des processus bancaires », résume Alain de Cossé Brissac, responsable des ventes RPA pour l’éditeur Kofax.
La RPA est divisée aujourd’hui en deux grandes familles de solutions. L’entité logicielle peut être déployée sur un serveur et fonctionner de manière autonome. On parle alors de RPA unattended. Un positionnement particulièrement adapté aux traitements de type back-office et dont le britannique Blue Prism est un spécialiste. L’alternative, la RPA attended (on parle aussi de RDA – robotic desktop automation), représentée en France par Contextor, est un assistant automatisé déployé sur le poste du gestionnaire avec lequel il travaille en symbiose. « C’est très utile pour des gestionnaires opérant dans des centres d’appels car ils peuvent se focaliser davantage sur le client et laisser l’assistant automatisé prendre la main sur des tâches à faible valeur ajoutée (copier-coller, renseignement d’un formulaire, etc…) », explique Xavier Muller, directeur services financiers chez Deloitte. Des acteurs, tels que UiPath ou Automation Anywhere développent de front les deux approches.