Comment êtes-vous en mesure d’évaluer et de tarifer un risque sur de si courtes durées ?
Au coeur de Trov, il y a une plateforme technologique qui permet de tarifer, gérer les contrats et de créer une relation unique avec nos clients. Dans le domaine de l’assurance, la tarification se base sur un volume important de données. Pour notre activité d’assurance à la demande d’objets sur de micro-durées, nous avons débuté sans la moindre donnée. Cette tarification a donc été réalisée grâce à nos partenaires souscripteurs qui portent le risque, dont AXA au Royaume-Uni, Suncorp Insurance en Australie et Munich Re pour les autres grands marchés.
Nous leur avons présenté certains algorithmes contenant des pondérations différentes sur des données que nous ne pouvions pas obtenir auprès des consommateurs. Dans cette phase de démarrage, nos partenaires nous ont fourni de multiples grilles de tarification, essentiellement tirées de nos algorithmes. Puis nous avons commencé à analyser des données d’usage, de consommation, de couverture etc., et nos algorithmes sont arrivés à un chiffrage qui se situait dans notre zone de sécurité. Cette zone s’est resserrée au fur et à mesure que le volume de données grandissait et que nous avions une vision plus claire du niveau de risque basé sur toutes ces variables.
Quelles sont les contraintes auxquelles vous devez faire face ?
La tarification est donc la combinaison de facteurs pondérés dans l’algorithme. Et chacun de ces facteurs pondérés est sous le coup d’une réglementation. Certaines régions autorisent par exemple l’exploitation du statut professionnel, d’autres ne le permettent pas. Nous devons donc produire différents algorithmes en fonction des juridictions. La tarification prend aussi compte ce que nous appelons “la valeur actuelle de remplacement” (retail replacement value) d’un objet couvert.