Vous annoncez l’ouverture d’un bureau à Paris, alors que vous pilotiez depuis avril 2015 les activités françaises depuis le bureau londonien. Pourquoi ? Quelles ressources vont être attribuées ?
Le Brexit nous a poussés à accélérer sur les marchés extérieurs. La France est aujourd’hui le deuxième marché de GoCardless, avec 10 % du chiffre d’affaires environ. Cet indicateur a été multiplié par cinq dans le pays entre 2015 et 2016. Un country manager, responsable de la définition de la stratégie de développement en France, va être désigné dans les prochaines semaines puis les six personnes qui travaillaient sur les comptes français depuis le siège londonien seront rapatriées à Paris. Pour notre lieu d’implantation, nous pensons à un espace de coworking avec des sociétés qui ont le même ADN, comme la Station F par exemple.
Quelle est votre cible sur le marché français et combien de clients comptez-vous ?
GoCardless revendique plus de 20 000 entreprises clientes pour lesquelles nous avons géré 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d’euros) de transactions en 2016. Parmi elles, un peu plus de 300 sont françaises. Nous travaillons avec des start-up comme Doctolib ou Payfit et avec de grands comptes comme EDF, Axa et Habitat, notamment sur le lancement de nouvelles offres basées sur l’abonnement ou du prélèvement.