Comment le groupe Mastercard se positionne-t-il face à la digitalisation des paiements ?
Dans un monde de plus en plus “mobile centric”, les usages et les besoins des consommateurs évoluent. La notion d’attente est notamment devenue un “irritant” particulièrement fort. Mastercard adapte son business model à ce nouvel environnement.
Si le groupe est historiquement un réseau de cartes de paiement, avec des connexions à plus de 22 000 banques dans le monde, il évolue vers un modèle de société technologique servicielle.
Avec un nombre croissant d’acteurs qui se positionnent sur le paiement, il est vital d’apporter de l’innovation et des services pour générer de la valeur. La garantie d’un paiement sécurisé ne suffit plus, il faut aussi amener des services additionnels. Cet impératif a notamment conduit à des des acquisitions dans les domaines de l’intelligence artificielle (Brighterion par exemple, ndlr) ou de l’instant payment, avec le rachat de Vocalink en 2017.
Vis-à-vis du consommateur final, Mastercard poursuit deux objectifs : offrir une expérience client toujours plus fluide, plus pragmatique, plus simple et une sécurité toujours renforcée. Quel que soit l’environnement ou le support de l’utilisateur, l’expérience client doit être la plus invisible, la plus pratique possible et la sécurité optimale.
Sur le marché français, dont vous avez la responsabilité depuis le 1er novembre 2017, quelles sont vos priorités ?
D’abord, je souhaite continuer d’achever le développement du paiement sans contact, que ce soit via la carte bancaire ou le mobile.