Face aux grands sinistres, on entend beaucoup parler de prévention, moins de préparation. Pourquoi cette distinction est-elle importante ?
La prévention vise à réduire la probabilité d’occurrence d’un sinistre : respect des normes incendie, audits structurels, renforcement des bâtiments [selon CCR, chaque euro investi dans la prévention contre les risques d’inondation génère entre 3 et 11 euros d’économies en coûts de sinistres évités, Ndlr]. Nous réalisons par exemple des audits avec numérisation 3D pour vérifier le dimensionnement des structures, notamment pour des data centers où les charges peuvent dépasser 1 000 kg/m². Nous proposons ensuite du monitoring avec capteurs et des travaux de renforcement.
La préparation relève d’une autre logique : même avec la prévention, le risque zéro n’existe pas. Les industriels doivent se préparer à être opérationnels le jour où survient un sinistre. Ils étudient différents scénarios, organisent leurs équipes, identifient leurs partenaires d’intervention et, point souvent négligé, s’entraînent.