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Olivier Gentier
CEO Advize depuis janvier 2016
En France, les acteurs de la gestion sous mandat ou déléguée utilisant les robo-advisors pour des offres à destination du grand public se sont multipliés au début des années 2010. C’est ainsi à cette période que le marché de l’épargne a vu naître des acteurs tels que Yomoni, ou encore WeSave. Quelques années plus tard, ces acteurs continuent d’opérer mais peinent à atteindre la rentabilité.
“Conquérir des clients en direct coûte très cher. En effet, pour un acteur qui opère en BtoC, le coût d’acquisition s’établit entre 200 et 500 euros. Ce coût d’acquisition élevé est sans conteste l’une des raisons qui explique qu’aujourd’hui les offres de robo-advisor se concentrent sur une clientèle BtoB et BtoBtoC”, explique Maximilien Nayaradou, directeur des projets R&D au sein du pôle Finance Innovation.
Une analyse confirmée par le cabinet de conseil Chappuis Halder & Co qui, dans une étude livrée en juillet 2016 et intitulée “Robo-Advisors : une nouvelle réalité dans la gestion d’actifs et de patrimoine”, détaille : “nous observons aujourd’hui un virage effectué par les robo-advisors BtoC, s’orientant de plus en plus vers le modèle BtoBtoC afin d’acquérir du volume et ainsi d’accélérer leur développement”.
C’est ainsi qu’après avoir lancé le contrat d’assurance-vie Ma Sentinelle Vie, la fintech Advize a mis en place une offre à destination des CGP (conseillers en gestion de patrimoine) en marque grise. “Avec cette solution, notre ambition est de proposer aux cabinets une offre clé en main leur permettant d’offrir un service entièrement digitalisé à leurs clients”, explique Olivier Gentier, directeur général d’Advize.
Rachats et partenariats
Si pour l’heure, les encours sous gestion restent confidentiels en France (les derniers chiffres disponibles évoquaient moins de 100 millions d’euros à fin 2016, selon Chappuis Halder & Co), le marché des robo-advisors devrait très vite monter en puissance. Dans ce contexte, l’ensemble des acteurs français de la banque, de l’assurance et de la gestion d’actifs sont aujourd’hui en passe de s’équiper de robo-advisors, comme en témoignent les récentes annonces de rachats ou de partenariats.