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Fintecture
paiement en ligne, paiement en magasin
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Faysal Oudmine
Cofondateur et CEO Fintecture depuis octobre 2017
Vous vous êtes lancés en proposant une solution de paiement pour les marchands via un virement instantané (instant payment ou IP) déclenché en open banking, et en vous définissant comme une solution de paiement alternative à la carte bancaire et moins chère. Aujourd’hui, vous assurez que ce mode de paiement n’est chez vous qu’un outil parmi d’autres et vous ne vous présentez plus en concurrent de la carte. Pourquoi votre positionnement a-t-il évolué ?
Nous nous sommes rendus compte qu’en BtoC, le virement instantané par open banking est une solution de paiement alternative complémentaire pour le marchand et le client, qui ne représente qu’une petite part de marché. Tous les PSP et les marchands veulent le proposer, mais les volumes seront relativement faibles car les bénéfices ne sont pas décisifs pour le consommateur. En outre, le coût de la carte pour les transactions BtoC n’est pas un frein et les plafonds carte sont suffisamment élevés pour la majorité des paiements BtoC. Penser que l’IP serait utilisé pour de petites transactions alors qu’il n’offre pas les mêmes protections que la carte, c’est un pari compliqué.
Ce n’est donc pas notre focus. Pour nous, l’open banking n’est qu’un outil parmi d’autres, que nous appliquons avant tout au BtoB. Et Fintecture n’est pas une énième alternative de paiement mais une plateforme de digitalisation des flux BtoB, qui ne le sont pas aujourd’hui. On dénombre 130 trillions de dollars de volumes BtoB au niveau mondial et on anticipe 200 trillions d’ici 2028. Aux États-Unis, 60 % de ces volumes sont réalisés via des chèques papier, selon une étude de Goldman Sachs [la proportion tombe à 1% en Europe, Ndlr]. Ensuite, il s’agit souvent de virements manuels, réconciliés à la main [33% des volumes aux États-Unis, 97% en Europe, Ndlr]. La carte ne représente qu’1 à 5 % des volumes au niveau mondial.