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Institut du Cerveau
Innovation
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Alexis Génin
directeur général Institut du Cerveau
Comment la direction de l’innovation de l’Institut du Cerveau, anciennement direction des applications de la recherche, a-t-elle évolué au fil des années ?
La direction des applications de la recherche était à l’époque chargée assez classiquement du transfert de technologie et de l’incubateur de start-up interne, iPEPS. Nous avons, par la suite, beaucoup amplifié nos actions dans le développement de produits et nous sommes désormais en capacité de pousser le développement plus loin, jusqu’à un stade pré-industriel pour faciliter la création de start-up notamment. L’équipe comprend dorénavant 25 personnes, avec une balance R&D beaucoup plus poussée. Typiquement, nous intégrons une équipe de thérapie génique, avec chercheurs et ingénieurs, et nous avons renforcé un pôle d’ingénierie déjà existant.
L’Institut du Cerveau se définit comme un endroit à la croisée de compétences académiques, cliniques et industrielles. Comment ce modèle se matérialise-t-il au sein de la direction de l’innovation, tant du point de vue de son organisation que de sa philosophie ?
Cela se manifeste par une volonté d’avoir des outils qui permettent de mieux lier le monde de la recherche et le monde de l’industrie. Nous avions initialement des outils plutôt méthodologiques, pour raccourcir les temps entre la découverte et la mise en place des partenariats industriels. Nous avons commencé il y a des années avec le mandat unique qui nous a permis de contractualiser très vite. Cela se traduit maintenant par une capacité à investir financièrement, en interne, sur des projets et à les accompagner sur le volet industriel, afin qu’ils sortent d’une logique de recherche académique et qu’ils soient dans une logique de développement de produits. L’implication d’investisseurs et de développeurs industriels illustre aussi cette croisée des chemins. Elle est devenue plus forte aujourd’hui dans notre quotidien qu’elle ne l’était auparavant, quand elle était cantonnée à des rencontres plus épisodiques.
Les objectifs de l’équipe de recherche sont très appliqués, qu’il s’agisse du développement technologique de nouvelles solutions, de la création de start-up sur la base de la recherche ou de la livraison de produits prêts à entrer en clinique.
Quelles sont les principales actions que vous menez en ce moment au sein de l’IHU, qui traduisent les grandes tendances et transformations observées du secteur ?
Les grandes tendances vont vers l’intégration multi-échelles dans la recherche et multi-outils dans le développement de produits. Nous retrouvons également le dispositif médical intégré avec l’utilisation du médicament, les approches de prévention et de parcours de soin.