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Institut Curie
Essais cliniques, Hôpital, Oncologie
Si la majeure partie des pathologistes continue à utiliser exclusivement le microscope pour étudier les lames issues des biopsies, une minorité – comme l’hôpital Bicêtre, le CHU de Rennes, celui de Strasbourg, l’Institut Curie est passée à un usage 100% numérique. « Une autre bonne partie des acteurs de la filière d’anapath, précise le Dr Nicolas Weinbreck, médecin pathologiste, vice-président du groupe Medipath et secrétaire général du Syndicat des Médecins Pathologistes Français (SMPF), est en train de passer progressivement au numérique, et l’utilise ponctuellement. »
Le 26 janvier dernier, à l’occasion de son événement annuel D4Evolution, l’éditeur Dedalus présentait sa nouvelle solution de gestion des laboratoires d’anatomopathologie. Interrogé sur l’avenir de ces données, Frédéric Vaillant, directeur général délégué de l’éditeur en France, affirmait alors que la numérisation des lames histologiques était “une révolution semblable à celle de la numérisation de la radiologie il y a une vingtaine d’années”.
Pour les acteurs de la filière anapath, les réalités économiques qui se cachent derrière cette révolution en cours sont pourtant bien différentes. “Avant de pouvoir utiliser les logiciels d’IA qui nous permettent de nous aider pour nos diagnostics, nous devons passer par une étape supplémentaire, explique le Dr Pomone Richard, médecin pathologiste chez Medipath. La lame de verre passe dans un scanner haute résolution, qui va la transformer en une image numérique. C’est une étape supplémentaire dans notre workflow, à la différence des radiologues qui ont directement une image numérisée”.

Selon le Dr Nicolas Weinbreck, “cette étape, aujourd’hui facultative, prend du temps, nécessite de revoir son organisation logistique, coûte de l’argent et consomme énormément de données informatiques.