Quels sont les grands sujets de prospective qui vous ont occupée en 2018 ?
Nous avons travaillé sur l’avenir des inégalités et sur celui de l’alimentation. Dans tous les cas, nous cherchons à avoir une approche systémique du sujet. Si l’on prend celui de l’alimentation, par exemple, on pense à son impact sur la santé et à la façon dont on pourra gérer les risques associés. Axa assure aussi des agriculteurs : les évolutions environnementales et celles des modes d’alimentation auront certainement un impact sur leurs activités. Nous couvrons aussi des producteurs alimentaires, donc il faut réfléchir à ce que peuvent être les bonnes et mauvaises pratiques dans ces domaines, anticiper les risques qu’ils peuvent provoquer ou rencontrer, etc.
Comment fonctionne le département prospective d’Axa ?
La prospective est un travail de temps long. C’est aussi un travail transversal : nous étudions aussi bien les évolutions à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise. Nous sommes une équipe de cinq personnes et nous essayons de détecter les signaux faibles de changements profonds à venir. Comme nous disposons de très peu de données pour évaluer ces signaux, nous utilisons surtout des modèles qualitatifs.