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Dreem
Objets connectés
La genèse
En 2014, deux étudiants en 3e année de master entrepreneuriat, Quentin Soulet de Brugière et Hugo Mercier, rencontrent une équipe de neuroscientifiques (Stéphane Charpier et Michel le Van Quyen de l’Institut du Cerveau (ICM)) travaillant sur le sommeil. De cette rencontre est née en juillet la société Dreem, se remémore Quentin Soulet de Brugière, CEO de l’entreprise. Il précise : “Leurs travaux étaient très intéressants, les problèmes de sommeil touchent beaucoup de monde. Et nous voyions bien comment nos connaissances d’ingénieur pouvaient rendre disponibles les travaux nés en laboratoire, comment en mettant ensemble la médecine et la technologie, nous pouvions faire de la prise en charge dans ce domaine”.
Les fondateurs, les dirigeants et les effectifs
À la création, les deux cofondateurs, Quentin Soulet de Brugière et Hugo Mercier, occupaient les postes respectivement de CTO (chief technical officer) et CEO (chief executive officer). En mai 2019, Quentin Soulet de Brugière est devenu COO (chief operating officer) avant de prendre le poste de CEO en octobre 2020 au départ d’Hugo Mercier. “Avec la COVID-19, les parcours de soins deviennent numériques. Cela a rendu clair que le développement grand public qui nous a permis de valider nos solutions devenait moins attractif que le développement dans le monde médical. Hugo a beaucoup apporté sur le développement et la commercialisation grand public tandis que j’ai plus travaillé sur la partie médicale. Il avait par ailleurs la volonté de se concentrer sur d’autres projets grands publics”, confie l’actuel CEO.
Aujourd’hui, Dreem emploie une cinquantaine de personnes, indique le dirigeant. La société dispose de bureaux principaux à Paris et New-York. Initialement à San Francisco, le bureau américain a été relocalisé pour faciliter la gestion, compte tenu du décalage horaire, signale Quentin Soulet de Brugière. Dreem compte également un bureau à Taiwan avec une personne.
La technologie
Depuis la création, Dreem développe un bandeau connecté mesurant plusieurs paramètres pour favoriser l’endormissement. Aujourd’hui, il mesure les activités cardiaque, cérébrale et de la respiration. Pour l’activité cérébrale, “les électrodes sont des capteurs complètement passifs qui mesurent le courant généré par l’activité électrique du cerveau. Elles sont composées de silicone et de polymères dopés aux particules de carbone, ce qui permet de les poser facilement sans intervention d’un technicien. Elles peuvent être utilisées plusieurs années”, détaille Quentin Soulet de Brugière. Pour la mesure de la respiration, le dirigeant explique : “un accéléromètre est placé dans le bandeau ainsi qu’un micro que l’utilisateur peut choisir d’activer ou pas.