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Centre Léon Bérard
Essais cliniques, Oncologie, Recherche
Baptisée META-1, cette initiative vise à évaluer en conditions réelles un prototype d’application logicielle permettant de préparer, d’animer et de tracer les réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) concernant les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique. “Ces dernières ont des histoires médicales longues et complexes, il est important de pouvoir les retracer de la manière la plus précise possible pour les aider dans leur quotidien et les prendre en charge au mieux”, explique le Dr Heudel. “Développer le prototype aux côtés d’un praticien permet d’en garantir l’utilisation par les professionnels de santé. En s’assurant que les outils délivrés seront facilement adoptés par les utilisateurs finaux”, note d’emblée David Pellegrin. Retour sur ce projet qui aura mobilisé une dizaine de personnes, coûté 100 000 € et concerne aujourd’hui 1500 patientes par an.
Un besoin de mise en forme des données médicales
Depuis 6 ans, Pierre Heudel porte un projet d’analyse automatique de texte pour structurer l’information de compte-rendu de dossiers médicaux avec Unicancer. Après avoir discuté de la solution CONSORe (un moteur de recherche pour le big data en cancérologie, ndlr), l’oncologue et David Pellegrin se lancent dans l’élaboration d’un projet commun. “Début 2019, Roche Diagnostics souhaitait se positionner sur la e-santé”, raconte le digital business manager. Le laboratoire conduit alors le projet NAVIFY, une plateforme cloud d’aide à la décision clinique que David Pellegrin présente au Dr Heudel. “Médicalement, il existait un besoin de mise en forme des données médicales présentes dans un dossier patient qui permettrait de rendre la discussion de RCP plus facile, auquel la solution de Roche ne correspondait pas exactement”, relate l’oncologue. La décision médicale s’avère lourde, de même que le volume de patientes, de plus en plus important, dans un contexte de contraintes administratives toujours croissantes. Dans le cadre d’une politique de qualité, les praticiens doivent répondre à des enquêtes de l’Agence Régionale de Santé tous les 4 mois, de manière à dresser un état des lieux quant au respect de la pluridisciplinarité, du volume de dossiers présentés, du type de classification des cancers, de la conformité de la stratégie thérapeutique vis-à-vis des référentiels etc.