Chaque jour le nombre de malades diagnostiqués du COVID-19 augmente en France et dans le monde. Tandis que la direction générale de la santé égrène tous les jours les nombres croissants de malades, de patients hospitalisés et de personnes décédées, les hôpitaux s’organisent pour faire face à l’afflux de malades. Pour désengorger les établissements hospitaliers, plusieurs acteurs de la e-santé ont mis au point ou adapté des solutions existantes pour permettre le télésuivi des patients suspectés ou diagnostiqués d’infection à coronavirus COVID-19. “Beaucoup de gens vont être touchés avec des formes peu graves et qui vont embouteiller le système de santé. Il faut arriver à gérer un grand nombre de personnes qui ne nécessitent pas d’hospitalisation mais peuvent dans un certain nombre de cas enregistrer une aggravation entre J+7 et J+9”, détaille le Pr Patrick Jourdain, directeur médical du centre de télésurveillance médicale de l’AP-HP mis en place pour suivre les alertes de l’ensemble des patients inclus dans Covidom. D’où la nécessité d’assurer un suivi de ces patients dont l’état peut évoluer rapidement.
Des délais de développement restreints
Certains acteurs de la e-santé ont travaillé avec un établissement, à l’exemple de Nouveal e-santé avec l’AP-HP et MHComm avec le CHU de Montpellier, quand d’autres ont développé une solution avant de la proposer aux établissements, comme Lifen dont la plateforme a été adoptée par le CHU de Saint-Étienne notamment, ou nehs qui prépare un lancement le 27 mars. Enfin, certains établissements hospitaliers ont adapté une solution utilisée en interne avant de partager avec l’éditeur, comme le CHU de Rennes avec Exolis.