Développer une offre en interne, poser les premiers jalons de futures collaborations, dimensionner son offre destinée aux start-up, acculturer les équipes en interne au digital et à l’agilité de ces jeunes entreprises ou encore participer à l’écosystème de l’innovation sur le numérique en santé, les objectifs affichés sont divers. Laboratoires pharmaceutiques et fournisseurs de technologies optent pour différents modèles pour accompagner leur stratégie d’innovation et les initiatives se multiplient ces dernières années.
En 2016, Ipsen a lancé son Net Patient Accelerator. Remplacé depuis par Spinleap, structure pour s’ouvrir à la “disruption” de la santé. En 2017, la filiale française d’AstraZeneca a débuté son programme d’accompagnement de neuf start-up, nommé ReAliZe. Fin 2017, de son côté Sanofi France a inauguré son lab d’innovation 39Bis, rejoint par d’autres depuis début 2019. La tendance s’est poursuivie en 2018 et ses derniers mois, avec notamment la mise en place du Pfizer Healthcare Hub France entre fin 2018 et début 2019, l’accélérateur de Boehringer Ingelheim à Lyon ou encore le programme start-up d’Orange Healthcare et Matrice de Roche qui vient de présenter ses premiers résultats.
Et d’autres préparent l’installation de structures. À l’exemple de Novartis qui implantera son 2e Biome en France ou Servier qui prévoit un espace pour un incubateur de start-up au sein de son futur institut de recherche.
Chacun affiche ses objectifs ainsi que la forme adoptée. Des choix qui impliquent une façon de travailler avec les partenaires et start-up différente.
Des durées et des nombres de sociétés différents
En fonction des formats adoptés et des objectifs attendus, les industriels définissent le nombre de start-up accompagnées et la durée de l’accompagnement. Certains optent pour le temps long, comme AstraZeneca, qui a sélectionné neuf entreprises pour son programme de trois ans débuté à l’été 2018, et clôt actuellement l’appel à candidatures pour sa future deuxième promotion. D’autres privilégient des durées plus courtes. Ainsi, Orange Healthcare accompagne six start-up pour un an, tandis que le Pfizer Healthcare Hub France a sélectionné quatre sociétés hébergées pendant neuf mois au sein de l’incubateur. De son côté, Boehringer entend ouvrir les portes de son accélérateur à de nouvelles start-up tous les six mois, avec un objectif de six entreprises par an, sur une période de trois ans et avec pour chacune un accompagnement de six à douze mois, détaille Frédéric Dimur, directeur Open innovation qui coordonne le programme Synapse de Boehringer Ingelheim.