Comment est né Mila ?
Cela fait 5 ans que notre projet est né, à partir de problématiques de recherche académique à l’origine. L’idée est née à la fois de travaux du CNRS de Marseille sur les liens entre l’apprentissage musical et les troubles cognitifs chez l’enfant, et d’un autre projet de recherche que je menais à Polytechnique sur la personnalisation des soins. Des membres des deux équipes se sont rassemblés il y a 4 ans pour monter Mila. Notre activité, tournée vers l’accès au soin, s’adresse aux familles et consiste à faire de la recherche clinique toujours en amont, des dispositifs médicaux et de l’accompagnement, qui est une partie tout aussi importante dans le domaine des DTx.
Où en êtes-vous, en termes de développement de votre solution ?
Nous sommes marqués CE médical depuis juillet 2022, selon la nouvelle réglementation (MDR). Nous en sommes à un stade où l’on commercialise notre solution via les assureurs et mutuelles. Nous nous attaquerons au marché américain dans un second temps. Nous sommes pour l’instant en discussion avec la FDA pour voir quel est le meilleur parcours réglementaire.
En quoi consiste votre solution Mila Learn ?
Nous nous adressons aux enfants qui ont des troubles dys. Ce sont des enfants qui, au-delà du sujet clinique, vont avoir beaucoup de problèmes d’estime de soi. Mais fondamentalement, d’un point de vue purement neurologique, il a été démontré qu’il y a un défaut de connectivité au niveau de ce que l’on appelle le faisceau arqué. Ce faisceau est constitué de matière blanche et relie deux zones du cerveau qui permettent de maîtriser le langage, la motricité.