45 % des start-up françaises font appel à un incubateur ou accélérateur pour doper leur croissance, indique le baromètre 2017 EY sur la performance économique des start-up numériques en France. . En 2016, la France comptait 250 incubateurs et 50 accélérateurs, relève pour sa part Boston Consulting Group. La santé ne fait pas exception, même si ces programmes spécialisés y sont relativement récents. Techcare Paris&Co a été créé en 2014, Ipsen a créé un programme d’accélération en 2016, Bpifrance a lancé son accélérateur dédié à la santé fin 2017 et la fondation du groupe de cliniques privées Ramsay Generale de Santé a accueilli la première promotion de son incubateur centré sur la prévention santé il y a quelques mois. Les laboratoires Expanscience ont créé un accélérateur en interne en 2016, tandis qu’Harmonie Mutuelle a sauté le pas en 2017, avec un accélérateur à Nantes. Station F a lui ouvert en septembre dernier un incubateur healthtech, avec l’Institut du cerveau et de la moelle épinière.
Et les débuts ont été parfois timides. “Lors de la première année, l’objectif des sponsors du projet, Philips, Sanofi, La Poste, Covea… était d’abord d’observer et de comprendre ce qu’il se passe dans l’écosystème, sans réaliser d’expérimentation ou de prise de participation. Le sponsoring était d’ailleurs gratuit”, se souvient Maria Bilash, chef de projet de Techcare Paris&Co, incubateur sur la e-santé et le bien être.