Jeito Capital vient de clôturer son deuxième fonds à plus d’1 Md€. Une somme record qui représente près du double de votre premier fonds. Pourquoi lever de telles sommes ?
Pour le fonds I, comme pour le fonds II, notre stratégie reste la même. Elle consiste à investir dans les biopharmas qui sont pour la majorité européennes et en début de phase clinique, et les accompagner dans leur développement d’innovations thérapeutiques au bénéfice des patients. Ces développements nécessitent un apport en capital significatif pour financer justement les phases cliniques et, si l’opportunité se présente, également la commercialisation, avec des tours de financement qui peuvent dépasser les 200-300 millions d’euros. Dans ce contexte, disposer d’un fonds d’un milliard est un atout pour assurer un soutien en capital, en continuité, au rythme des avancées des sociétés que nous finançons, en veillant à ce qu’elles soient bien financées aux moments clés de leurs décisions stratégiques.
Quel sera précisément le montant des tickets de ce fonds II ?
Avec Jeito II nous allons pouvoir investir dans une vingtaine de sociétés. Nous avons d’ailleurs déjà effectué 9 investissements. Lorsque nous investissons, généralement nous sommes lead ou co-lead des tours de financement, nous prévoyons dès le départ des réserves qui vont permettre à la société d’avancer dans son développement en ayant des marges de manœuvre en matière de liquidité, que nous réinvestissons en fonction des points d’inflexion de création de valeur atteints par l’entreprise . Avec Jeito II, nous pourrons ainsi accroître le montant total investi dans une seule société jusqu’à 150 millions d’euros, en fonction des avancées cliniques observées. Cette optionalité que nous donnons aux sociétés du portefeuille, leur permet d’être dans une position de force lorsqu’elles doivent décider de leur avenir.
En tant que fonds de private equity, vous n’investissez que dans des phases cliniques ?
Oui néanmoins il est important de souligner que ceci dépend du domaine thérapeutique. Il existe des domaines, comme par exemple l’oncologie avec les ADC, où il faut entrer au début de la clinique puisqu’il y a un vrai potentiel de transaction dès la phase I.