Définition et épidémiologie
Il n’existe pas encore aujourd’hui de définition légale du burn-out (ou épuisement professionnel) qui permette de le considérer comme un accident de travail ou une maladie professionnelle. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) elle-même le considère, dans sa définition officielle formulée en 2019, comme un stress chronique lié au travail et non une maladie en tant que telle. Le phénomène n’en est pas moins préoccupant. Pour le Dr Clément Duret, chef de service des pathologies professionnelles à l’hôpital Raymond Poincaré à Garches (AP-HP) et directeur médical de la solution Holicare (dédiée précisément aux burn-out), “le terme de burn-out est souvent galvaudé et donne lieu à des chiffres très variés. Je retiens généralement le chiffre de 44% de salariés qui se disent en situation de détresse psychologique (Sondage Empreinte Humaine – Opinion Way, mars 2023, ndlr) et les résultats fournis par l’enquête Covi-Prev qui révèle qu’environ un salarié sur 3 a été concerné par un épisode anxio-dépressif sur l’année 2021 et 2022.”
Un marché récent et émergent
Julien Alart, cofondateur de Lumm, qui propose une application dédiée à la santé mentale des salariés, constate que “la France a historiquement fait du curatif, au travers des lignes de soutien psychologique et des cellules de crise. L’approche préventive est arrivée beaucoup plus tard.