“La technologie est utilisée quotidiennement dans le département de psychiatrie adulte de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris). Cela représente une centaine de patients pris en charge chaque année”, signale Pierre Leboucher, ingénieur de Recherche au CNRS et directeur de la plateforme Prisme à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM). La technologie en question repose sur l’utilisation de la réalité virtuelle dans des protocoles thérapeutiques appliqués aux maladies neuropsychiatriques, plus précisément aux phobies. En termes de potentiel d’utilisation, le chercheur énumère des taux de prévalence en vie entière de la population concernée par des phobies : “20,4 % pour la peur des hauteurs, 12 % pour celle les endroits clos, 9 % pour celle de tomber, 13,2 % pour celle de l’avion. Ces pourcentages se rapportent à la population française. Tout le monde ne se fait pas soigner, mais le marché est immense”.
L’équipe de l’ICM a développé “une dizaine d’environnements” permettant une immersion dans un monde virtuel spécifique à la phobie du patient. “Le protocole débute par une journée de diagnostic”, précise Pierre Leboucher. Une fois la phobie confirmée, le programme comprend entre 10 et 12 séances d’une heure chacune.