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La liste des sociétés certifiées pour l’hébergement des données de santé
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La liste des applications mobiles des laboratoires pharmaceutiques
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La liste des demandes déposées auprès du Health Data Hub
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Owkin
Données de santé, Intelligence artificielle, Oncologie, Recherche et développement
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Withings
e-santé, Objets connectés
LE CONTEXTE
La donnée de santé a été définie pour la première fois précisément par le règlement général sur la protection des données (RGPD), entré en application en mai 2018 : “les données à caractère personnel concernant la santé devraient comprendre l’ensemble des données se rapportant à l’état de santé d’une personne concernée qui révèlent des informations sur l’état de santé physique ou mentale passé, présent ou futur de la personne concernée”. Elles recouvrent les informations collectées lors d’une inscription en vue de bénéficier de services de soins, celles obtenues “lors du test ou de l’examen d’une partie du corps ou d’une substance corporelle, y compris à partir de données génétiques et d’échantillons biologiques”, le numéro de Sécurité sociale (NIR) et bientôt l’identifiant national de santé (INS), et “toute information concernant, par exemple, une maladie, un handicap, un risque de maladie, les antécédents médicaux, un traitement clinique ou l’état physiologique ou biomédical de la personne concernée, indépendamment de sa source, qu’elle provienne par exemple d’un médecin ou d’un autre professionnel de la santé, d’un hôpital, d’un dispositif médical ou d’un test de diagnostic in vitro”.
De fait, une grande variété d’acteurs se retrouvent à collecter et traiter des données de santé, bien avant le RGPD, et ils sont de plus en plus nombreux. Les sources de données sont tout aussi diverses – essais cliniques, dossiers patients, applications mobiles, solutions connectées, réseaux sociaux… – et des agrégateurs de données ont vu le jour – Health Data Hub, entrepôts de données de santé hospitaliers…
Parmi ces données, figurent désormais les “données de vie réelle” ou “de vraie vie”, des données qui n’interviennent pas sur la prise en charge des malades et ne sont pas collectées dans un cadre expérimental mais qui sont générées à l’occasion des soins réalisés en routine pour un patient ou via des objets connectés comme les montres, balances…, qui reflètent donc a priori la pratique courante. Ces données ont accru les possibilités en matière de suivi de l’usage et de l’efficacité des produits de santé et révolutionnent les champs de recherche.
Les données de santé sont ainsi devenues le nerf de la guerre pour l’ensemble de l’écosystème. Pour en mesurer l’ampleur, leur volume mondial représenterait en 2020 2,3 milliards de giga-octets. Les établissements de santé et les industriels, comme les laboratoires pharmaceutiques ou les fabricants de dispositifs médicaux, mais aussi les assureurs disposent désormais, en interne, de bases de données XXL.
LES ENJEUX
L’enjeu que représente l’accès à ces données pour le secteur est économique, mais il vise aussi à accélérer la recherche et améliorer le parcours de soins : la collecte, le traitement et l’analyse des données de santé peut aujourd’hui permettre de réduire le délai d’identification d’un candidat médicament, de gagner du temps dans les essais cliniques – qu’il s’agisse de recrutement des patients ou de la réalisation d’un essai in silico -, de développer des outils d’aide au diagnostic, de mieux cibler ses actions de marketing, etc.