En 2020, près de 400 millions d’euros ont été levés en France par les start-up de la e-santé. Si la crise sanitaire a quelque peu freiné les investissements, la dynamique du secteur ne faiblit pas. Parvenir à lever des fonds pour le développement d’une entreprise ne s’improvise pas, même si les attentes des investissements lors du dépôt d’une demande sont plus ou moins formalisées en fonction de la maturité de l’entreprise. Néanmoins, l’un des points fondamentaux est la cohérence du projet et la posture de l’équipe, d’autant plus en phase d’amorçage, « où l’investissement repose à 70 % sur de l’humain, estime Chahra Louafi, directrice du fonds Patient autonome de Bpifrance. L’entrepreneur doit donner envie, par son authenticité, à ce qu’on passe le cap ». « En phase d’amorçage, on s’attend surtout à rencontrer des équipes motivées, porteuses d’idées qui ont du sens, complète Benjamin Belot, directeur associé chez Kurma Partners, qui investit principalement en phase d’amorçage. Les fondateurs ne mesurent pas toujours à quel point on investit sur eux ». Bien entendu, l’équipe ne fait pas tout. Avant de démarcher un fonds d’investissement, les start-up se doivent de préparer leur projet avec un certain nombre d’informations clés à communiquer à l’investisseur afin de lui permettre de disposer de toutes les ressources nécessaires pour décider ou non de s’engager. Ces documents, analyses, données, qui vont varier en fonction du degré de maturité de l’entreprise, doivent être explicités dans le pitch deck.
Élaborer une proposition de valeur précise
En premier lieu, il est impératif que la start-up explicite le problème auquel elle compte s’attaquer et la façon dont sa solution ou son produit entend y répondre. » Parfois, les start-up ne sont pas claires concernant le problème qu’elles souhaitent résoudre, regrette Benjamin Belot. Elles doivent être précises et montrer qu’elles l’ont bien identifié. » En découle la description du produit et bien entendu sa valeur, c’est-à-dire ce qu’il va apporter aux utilisateurs.