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Elsan
Hôpital
“D’ici à 2022, je souhaite porter la chirurgie ambulatoire à 70 %”, a annoncé Agnès Buzyn en octobre 2017 à l’occasion des Entretiens de Bichat, session annuelle de formation médicale organisée à Paris. En ambulatoire, c’est-à-dire sans nuit passée à l’hôpital. En 2016, ce taux était de 54 %, en 2007 de 32,3 %, et ce n’est pas la première fois que les pouvoirs publics encouragent le recours à l’ambulatoire. Depuis le début des années 2000, les mesures se suivent pour éviter autant que possible l’hospitalisation complète, comme les recommandations pour développer la récupération améliorée après chirurgie (Raac). Ce programme se base sur un “chemin clinique” pour l’ensemble des trois phases avant, pendant et après la chirurgie. Il nécessite une réorganisation des soins et implique tous les acteurs autour du patient, équipes hospitalières et de ville. Entre autres paramètres d’un programme Raac : informer le patient de la démarche, anticiper l’organisation des soins et la sortie du patient, réduire les conséquences du stress chirurgical, contrôler la douleur mais aussi favoriser et stimuler l’autonomie des patients.
Jusqu’à présent, l’objectif était fixé à 66,2 % de chirurgie en ambulatoire en 2020. La nouvelle ambition affichée pour 2022 reste pourtant encore éloignée des pays cités en exemple par la ministre de la Santé, comme “le Danemark et la Suède, qui comptent 90 % de leurs actes de chirurgie en ambulatoire”. Elle a toutefois souligné qu’”un certain nombre d’obstacles” devaient encore être levés, parmi lesquels la question du financement des établissements de santé puisque “les recettes générées sont inférieures à celles réalisées auparavant en hospitalisation complète”.