La question liminaire de l’édition 2022 de Pharma HealthTech (“Impact de l’IA en santé : des promesses tenues ?”) aurait pu instiller un certain doute chez les participants quant à l’efficience de cette technologie. Comme pour doucher ces craintes, Alban Arrault, directeur du programme “data et intelligence artificielle” chez Servier, observe d’emblée que “l’IA est en train d’investir tous les points névralgiques de la R&D. Elle permet de proposer des produits de meilleure qualité, dans le sens où les cibles thérapeutiques sont de plus en plus corrélées avec les indications, vers lesquelles nous voulons aller”. Autre tendance de fond, permise par l’IA : “nous travaillions auparavant sur de petites molécules et l’on s’oriente de plus en plus sur des biologics” (des molécules porteuses, plus grosses – comme les protéines- et produites à partir de lignées cellulaires, ndlr).
En recherche clinique, la valeur ajoutée de l’IA se mesure en temps passé pour mettre un médicament sur le marché. L’objectif final de l’application de cette technologie est de “diminuer l’attrition qui est gigantesque et qui fait que nous avons vocation à sortir une nouvelle entité moléculaire tous les 3 ans”, confie Alban Arrault.