Quel est l’objectif principal du Digital Medical Hub (DMH) ?
Notre objectif est de permettre aux start-up de passer d’un produit technologique à un produit commercialisable. Notre cœur de métier est le market access hospitalier. Notre hub veut réunir l’ensemble du monde de l’innovation et du soin – les hôpitaux, les chercheurs et les industriels – autour de la start-up. Nous sommes aujourd’hui présents dans 17 hôpitaux. Au travers notamment de l’appel à projets « Tiers lieux d’expérimentation » (lire encadré), nous avons l’objectif de passer à 30 hôpitaux d’ici la fin de l’année.
À qui s’adresse votre structure ?
Le DMH est ouvert aussi bien au start-up qu’aux industriels et aux hôpitaux. D’ailleurs, nous accompagnons aujourd’hui autant de start-up que d’hôpitaux. C’est un bon signe, cela signifie que notre proposition de valeur est aussi efficace pour le monde industriel que pour le monde hospitalier.

Comment est née l’idée de votre plateforme ?
En 2018, une équipe de chercheurs et de médecins de l’AP-HP s’est mise autour d’une table en se demandant comment réagir face aux solutions numériques qui inondaient le marché de la santé. Des patients les interrogeaient par exemple sur la fiabilité de leur montre connectée, sans qu’ils puissent donner de réponse. Ils ont donc eu l’idée de créer une plateforme d’expérimentation qui permette de valider les performances technologiques intrinsèques d’une solution. Cette plateforme permet aux start-up de faire passer des crash tests à leur solution, d’avoir des retours utilisateurs et d’aller chercher un marquage CE. A partir de 2020, j’ai travaillé avec l’AP-HP pour faire évoluer cette « version académique » du DMH et proposer aux start-up plus que cette seule plateforme d’expérimentation.