Au cours d’une table-ronde organisée à l’occasion de la conférence Medtech 2021, les intervenants des quatre principales medtechs mondiales – Becton, Dickinson and Company, Medtronic, la banque d’investissement Piper Sandler, et le gestionnaire de fonds de santé SV Health Investors, ont analysé les stratégies à l’œuvre en matière de fusions-acquisitions après une année 2021 marquée par transactions aux montants inédits.
Sur l’ensemble de l’année 2021, on note ainsi 64 opérations de fusions-acquisitions dans ce secteur de la santé, pour un montant de 111 Mds $. Deux chiffres qui constituent chacun un record historique. Un autre record a été établi en termes de financement par capital-risque pour les medtechs et les technologies à vocation médicale en général : 34 Mds $ en nouveaux capitaux levés au cours de la seule année écoulée.
Poursuite des fortes valorisations en 2022
L’année 2021 a été caractérisée par des valorisations d’un niveau historique pour les medtechs, et cette tendance devrait se poursuivre en 2022. Il y a également eu un nombre important de désinvestissements et d’essaimages, ainsi que de nombreuses transactions dans le domaine de la santé numérique, y compris la télésurveillance cardiaque, avec notamment le rachat par Boston Scientific Corporation de Preventice Solutions et Royal Philips qui a déboursé 2,8 Mds $ pour s’approprier BioTelemetry.
À noter également, le retour en force des fonds propres en 2021, avec notamment l’opération Medline Industries, spécialisée dans les fournitures médicales, qui aura été la transaction la plus importante de LBO (rachat par endettement) sur la décennie, et le signal que les investisseurs en fonds propres sont prêts à dépenser de l’argent alors que la pandémie de Covid-19 commence à faiblir. « Les entreprises doublent leurs perspectives de croissance et sortent du Covid avec plus de clarté et de certitudes sur leurs activités », constate ainsi John Babitt, du cabinet Ernst & Young.
Un climat de méga transactions
L’optimisme règne à l’égard des fusions-acquisitions, et le climat des méga transactions reste au beau fixe.