Vous représentez cette semaine InterSystems France et Belgique au congrès HIMSS…En quoi le marché américain des DPI diffère-t-il des marchés européens ?
Les hôpitaux français consacrent entre 1,5% et 2% de leur chiffre d’affaires à leur budget informatique, cette proportion est bien en dessous des 4 à 5% que l’on retrouve chez certains pays en Europe ou aux Etats-Unis. Aujourd’hui, les gros projets en Europe pèsent plus de 100 M€. En Belgique il m’arrive de voir des budgets 4 à 5 fois plus importants qu’en France, pour un même nombre de lits. Mais c’est aussi parce que la solution que l’on va proposer là-bas inclut toutes les spécialités (labo, pharmacie, urgences, etc.) avec un véritable accompagnement dans la durée.
Pourquoi les sommes investies en France sont-elles plus faibles ?
Ce sont de plus petits marchés, car les périmètres sont plus morcelés. Les hôpitaux fonctionnent souvent en silo. Certains secteurs tels que la pharmacie, le laboratoire, la maternité, les urgences, la réanimation et l’anesthésie utilisent des logiciels métiers. Cela se justifie par leur spécialisation mais entraîne de nombreuses difficultés d’interopérabilité pour les faire communiquer entre elles. La philosophie de notre DPI unifié TrakCare est de soutenir nativement tous les workflows pour garantir la continuité des données, de A à Z au sein de l’hôpital, tout en permettant l’intégration de logiciels pour les besoins de niche. Cette organisation n’est pas toujours en adéquation avec la demande du marché français aujourd’hui, mais nous parions sur cette tendance. Certaines structures en France, comme l’Hôpital Américain de Paris, nous font confiance pour matérialiser cette vision.