Qu’est-ce que cette levée, au-delà du hard cap qui avait été fixé à 500 M€, raconte du succès de ce ce fond, et plus largement du succès des fonds français qui, comme Jeito dernièrement, arrivent à lever des sommes record ?
Le succès de fonds comme Jeito II ou le nôtre ne sont pas la norme. Beaucoup de sociétés de gestion me disent avoir des difficultés à lever des grosses sommes ces dernières années. Le succès de notre fonds tient, je pense, fondamentalement au fait qu’il répond à un besoin de marché. C’est ce qui permet à des fonds d’investissement de lever un deuxième, un troisième, puis un quatrième fonds. Nous pouvons démontrer à nos investisseurs que nous avons tenu nos promesses. En l’occurrence, notre promesse consistait à leur dire qu’il existe de très belles sociétés européennes dans la healthtech, qui sont sous-financées, et dont l’une des meilleures stratégies consiste à aller aux États-Unis. Nous avons pu trouver ces sociétés, puisque nous avons déployé le fonds I en moins de 4 ans en réalisant 12 investissements. Les plus beaux succès du fonds sont bien souvent ceux des sociétés qui accélèrent en allant sur le marché américain, avec des créations de valeur qui se réalisent à plus de 80 % sur place.
In fine, nous avons sur ce fonds II un taux de réinvestissement de plus de 90 % de la part des investisseurs du fonds précédent, complété par l’entrée de fonds souverains, d’institutionnels et de family offices en Europe, en Amérique latine et aux États-Unis.