-
Sanofi
Quelles sont les sociétés qui développent des biomédicaments en France ? L’analyse des données de la base GlobalData, réalisée par mind Health début 2025, en partenariat avec MabDesign, association française du secteur industriel des biomédicaments (voir méthodologie), nous avait permis d’en dessiner le portrait robot. Il s’agit généralement d’une très petite entreprise (TPE) engagée dans une seule démarche pour un anticorps monoclonal destiné à l’oncologie, qui se trouve dans la deuxième phase de ses essais cliniques.
Mais une analyse plus fine révèle qu’une grande diversité de sociétés, de molécules et d’aires thérapeutiques perdure. Pour le montrer, nous avons renouvelé l’exercice fin 2025. Nous avons recensé 563 produits impliqués dans 1 336 projets. Ces chiffres sont stables par rapport à la même période l’année dernière (568 produits dans 1 292 projets). Dans le détail, 127 nouveaux produits ont rejoint la liste, tandis que 132 en ont disparu. “La structuration d’une filière, distincte de celle des petites molécules, prend du temps, note Anne Jouvenceau-Bester, coordinatrice de la Stratégie d’accélération “biothérapies et bioproduction de thérapies innovantes” (SABB). Le développement d’un biomédicament s’inscrit sur quinze ans en moyenne.” Ainsi, au lancement de la SABB, en janvier 2022, la France produisait 46 biomédicaments. Un nouveau biomédicament a depuis été développé et produit sur le territoire. “Parmi les 47 biomédicaments actuellement produits en France, une grande majorité sont des dérivés du sang”, précise Anne Jouvenceau-Bester, qui “observe maintenant dans notre pipeline de plus en plus de développements d’anticorps monoclonaux bispécifiques avec des usines de production qui existent sur le territoire, mais il faut que ces biomédicaments aillent au bout de leur développement.”
64% des médicaments sont engagés dans une seule procédure de validations, c’est-à-dire pour une seule aire thérapeutique, une seule indication et une seule “géographie” (mondiale ou locale). Mais 38% d’entre eux, soit 213, le sont dans plusieurs à la fois. Comme l’année dernière, le maximum est de 135 process pour ICT-01, développé par la PME marseillaise ImCheck Therapeutics, qui a été récemment racheté par Ipsen.
Par exemple, le Glonuzomab, un anticorps monoclonal développé par Lys Therapeutics, est notamment testé dans le cadre de maladies cardiovasculaires et du système nerveux central, pour de nombreuses indications différentes.