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Ipsen
Oncologie, Recherche et développement
En février dernier, mind Health s’est appuyé sur les données fournies par notre partenaire MabDesign, association française du secteur industriel des biomédicaments, et de la base GlobalData, pour analyser la place de ces traitements fabriqués à partir de cellules vivantes dans l’industrie pharmaceutique et la recherche au niveau mondial, ainsi que le détail des produits développés par les laboratoires et les biotech françaises.
À l’occasion du mind Health Day consacré à la manière dont la médecine de précision révolutionne l’oncologie, nous nous sommes intéressés à la place des biomédicaments dans cette aire thérapeutique.
GlobalData et MabDesign ont ainsi recensé près de 8 300 biomédicaments et petites molécules chimiques dédiées à l’oncologie commercialisés dans le monde au premier semestre 2025, par 3 400 entreprises. Près de 2 500 de ces produits, soit 30 %, concernent le cancer du sein, devant les lymphomes (14 %), les cancers du poumon à grosses cellules (13 %) et les leucémies (13 %).
La quasi-totalité de ces produits sont constitués de petites molécules chimiques, puisqu’elles sont présentes dans 93 % des produits commercialisés, contre 7 % pour les biomédicaments.
Les biomédicaments à l’assaut du marché pharmaceutique
Si elle est encore modeste, la part de ces médicaments biologiques ne cesse de croître puisqu’ils sont de plus en plus nombreux à être approuvés pour des traitements dans le domaine de l’oncologie. En 2016, trois anticorps et trois peptides seulement avaient obtenu une autorisation de mise sur le marché, contre 172 petites molécules chimiques, soit à peine plus de 3 % de l’ensemble des produits qui avaient rejoint les officines cette année-là. Huit ans plus tard, ce sont 56 biomédicaments qui ont obtenu une autorisation, dont 37 anticorps, 11 peptides, cinq médicaments thérapeutiques avancés (ATMP), deux appartenant à la catégorie des “autres protéines” et un vaccin.
“Ce développement des biomédicaments s’explique par l’intérêt que leur portent de nombreux laboratoires et biotech dans le monde, séduits par les nouvelles solutions qu’ils apportent à des patients qui étaient en impasse thérapeutique. Dans le domaine de l’oncologie en particulier, ils sont souvent utilisés en combinaison avec la chimie pour en accroître l’efficacité”, explique Nicolas Groux, directeur général de MabDesign, l’association française du secteur industriel des biomédicaments.
Cette tendance devrait encore s’accentuer, puisqu’ils représentent déjà la majorité des produits pharmaceutiques en cours de développement dans le domaine de l’oncologie dans trois grandes régions du monde : 67 % en Asie-Pacifique, 63 % en Europe et 58 % en Amérique du Nord.