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Oncologie, Recherche et développement
Passés de plus de 23 800 en 2004 à 12 242 en 2016, les effectifs de la visite médicale en France ont fondu ces dernières années. “Après les baisses importantes connues dans les années 2010, nous sommes aujourd’hui sur une érosion faible, de l’ordre de 2 % chaque année. Le nombre de visiteurs médicaux devrait se stabiliser autour de 9 000 collaborateurs”, estime Pascal Le Guyader, directeur des affaires sociales et industrielles du Leem. Les pertes de brevets sur les blockbusters et l’évolution des portefeuilles de produits viennent notamment expliquer la stratégie des laboratoires pharmaceutiques à réduire leurs effectifs. Comme l’observe Pascal Le Guyader : “Le portefeuille de la pharmacie a été considérablement modifié. Avant, il reposait sur des molécules à fort volume et faible valeur ajoutée, aujourd’hui c’est l’inverse. L’information et la promotion se fait auprès de médecins spécialisés. Or, il y a une moindre population de médecins en oncologie que de médecins généralistes”. Si il est difficile d’accéder aux montants des investissements des laboratoires pharmaceutiques pour la visite médicale, Delphine Poulat, managing director d’Euris, estime que ils ont diminué de 40 % entre 2009 et 2015. Elle observe par ailleurs que “beaucoup de budgets de la visite médicale ont été réalloués à la promotion digitale”.
Des médecins de plus en plus connectés
En parallèle de cette évolution de leur portefeuilles, les laboratoires pharmaceutiques doivent prendre en compte l’arrivée du digital dans la pratique médicale. Une enquête Ipsos/Asip Santé publiée en janvier 2017, révèle que “92% des médecins considèrent que la place des technologies numériques a fortement augmenté ces dernières années”.