Les solutions connectées pour assurer la sécurité des personnes âgées à domicile ont fleuri ces deux dernières années en France : Telegrafik, BlueLinea ou encore Noé de Groupama font partie des quelques sociétés entrées sur le marché depuis 2015 proposant aux seniors un dispositif connecté à domicile, sous forme d’abonnement mensuel, permettant d’alerter automatiquement un proche ou les secours en cas de problème.
De la tablette connectée avec les proches, aux capteurs intégrés au sein du domicile détectant automatiquement les chutes ou les situations anormales, en passant par le bijou connecté : les innovations ne manquent pas dans ce secteur (lire encadré). Mais si les sociétés investissant ce marché affichent des premiers résultats encourageants, avec 4 000 nouveaux clients chaque année pour Assystel, 2 000 personnes équipées des solutions de Noé moins d’un an après sa création ou encore 250 clients en direct pour la société indépendante Telegrafik, le marché est encore assez atone. “On estime le marché de la téléassistance pour personnes âgées à environ 145 millions d’euros en France et cela risque de ne pas beaucoup évoluer jusqu’en 2022 notamment pour des raisons démographiques : le nombre de personnes de plus de 80 ans va rester stable jusque-là”, analyse Frédéric Serrière, conseiller en stratégie dans la silver economie et fondateur du think tank Age Economy.
Un marché aux très nombreuses contraintes
Les freins ne manquent pas : une population “dans le déni”, selon les mots de Thierry Roussel de Senioradom, et donc des personnes âgées qui s’équipent rarement et surtout relativement tard, à 82 ans en moyenne.