Les solutions utilisant l’intelligence artificielle semblent avoir drainé une grande part des investissements en santé en 2025…
Des sommes d’argent importantes ont en effet été investies dans ces marchés. Aussi, j’observe qu’aujourd’hui, seuls les entrepreneurs qui réussissent à convaincre clairement de l’utilité de leur produit réussissent à lever de l’argent. Nous assistons à un phénomène de concentration des investissements, qui était très tangible à la fin de l’année 2025. Des financements importants sont allés vers des gros acteurs au détriment des petites levées qui se faisaient auparavant en direction d’une multitude de start-up.
Qu’est-ce que cette tendance révèle ?
L’utilisation du capital est devenue une sorte d’outil de guerre. Des financements importants, qu’ils proviennent de levées de fonds ou de partenariats avec des pharmas, permettent à des sociétés de se défendre dans des secteurs très concurrentiels et d’augmenter la rapidité d’exécution de leur feuille de route.
La Chine et les États-Unis sont plus que jamais à l’offensive en matière d’innovations médicales. Quelle est la place de l’Europe et de la France dans cette compétition internationale ?
La croissance de la Chine est en effet assez impressionnante, notamment dans les phases early stage des biotech, dans le domaine de la recherche pré-clinique. Cette évolution est en même temps assez logique. Ils ont beaucoup appris de l’Europe et des États-Unis et sont aujourd’hui en capacité de proposer de nouvelles molécules.