Contexte
Les conjugués anticorps-médicaments (ADC) marquent une nouvelle ère dans la thérapie ciblée du cancer. En alliant la spécificité des anticorps monoclonaux (leur capacité à cibler précisément les tumeurs) à la puissance des agents cytotoxiques, ils visent à éliminer les cellules tumorales tout en épargnant les tissus sains.
En 2000, le premier ADC (Mytolarg) est approuvé par la FDA. “Aujourd’hui, 17 ADC sont approuvés sur le marché. L’appétit pour les ADC est croissant à travers le monde. Alors qu’en 2017, on comptait à peine 200 conjugués, en 2024 il y en a 2 960 au total”, a indiqué Olivier Cochet, responsable du développement pharmaceutique chez Debiopharm, lors du 10e congrès sur la bioproduction organisé en septembre dernier par MabDesign.
Parmi les grandes tendances qui se dessinent, “nous évoluons vers des conjugués plus complexes “, faisait remarquer le Dr Alain Beck, directeur senior, CMC et développabilité de molécules biologiques au sein du laboratoire Pierre Fabre. Dans le paysage international, “les entreprises chinoises sont les plus avancées dans ce domaine”, ajoute-t-il.
Signaux forts/faibles
- En 2025, trois ADC ont obtenu la désignation de “breakthrough therapy” de la FDA
- L’Institut Gustave Roussy a annoncé le 6 février 2025 le lancement d’un nouveau programme de recherche européen, axé sur les anticorps conjugués (ADC), baptisé “OASIS”. Ce projet vise à développer des outils permettant aux cliniciens de choisir l’ADC le plus adapté à chaque patient.
- Le 5 juin 2025, mind Health organise la 2e édition du mind Health Day consacré à la thématique : “Comment la médecine de précision révolutionne l’oncologie”. L’occasion d’explorer à travers des tables rondes et des keynotes les dernières avancées en matière de thérapies ciblées, notamment les ADC.