Le contexte
Les start-up qui se positionnent sur la drug discovery ou le développement clinique des médicaments sont nombreuses à rejoindre les rangs des “TechBio”, une catégorie de sociétés innovantes apparue il y a une dizaine d’années et dont la dénomination prête encore à confusion auprès de certains investisseurs.
Les TechBio se sont multipliées. La filière française est passée de 22 entreprises en 2024 à 40 en 2025, selon le dernier recensement réalisé par la commission TechBio au sein de France Biotech.
Leur spectre d’activité tend à s’élargir. Certaines développent des solutions hardware ou des plateformes expérimentales intégrant robotique et automatisation, tandis que d’autres se concentrent sur des services logiciels SaaS basés sur l’intelligence artificielle et la modélisation computationnelle pour accélérer la R&D. Les catégories peuvent être parfois mouvantes, certaines TechBio se situant “à la frontière entre les classifications de biotechnologie et de facilitateur technologique”, rappelle la commission de France Biotech dans son bilan en 2025.
Autour des TechBio, on distingue d’autres catégories d’acteurs : des fonds d’investissement ayant une spécialisation dans la convergence entre la biologie et la technologie, cabinets de conseil, incubateurs ou dispositifs publics qui contribuent à structurer et accompagner la filière, les “Tech Enablers” qui fournissent des infrastructures et des solutions technologiques, ainsi que des acteurs pharmaceutiques qui intègrent des activités TechBio (comme Servier et Sanofi en France).