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WhiteLab Genomics
Intelligence artificielle, Recherche
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David Del Bourgo
CEO WhiteLab Genomics
Genèse
Le potentiel des thérapies géniques, consistant à introduire du matériel génétique dans des cellules pour traiter des pathologies, est immense. Pourtant, seulement une vingtaine de traitements sont aujourd’hui sur le marché en Europe, aux Etats-Unis et en Chine. C’est à ce défi que David Del Bourgo et Julien Cottineau ont voulu se mesurer en 2019, en cofondant WhiteLab Genomics au Genopole d’Évry-Courcouronnes (Essonne).

“Les sociétés d’édition du génome étaient en plein boom dans les années 2014-2015. En réfléchissant aux nouveaux challenges de l’industrie, je me suis aperçu que dans le domaine des thérapeutiques qui utilisent des composants génomiques, on comptait énormément d’innovations et de données disponibles pour très peu d’outils capables d’aider les scientifiques à rationaliser leur travail et développer plus efficacement un concept ou un médicament”, évoque David Del Bourgo à mind Health.
Dès lors, la question du volume de données devient centrale. “La quantité d’information qui émanait de l’industrie, que ce soit des laboratoires académiques ou des laboratoires de recherche industriels, était monumentale mais difficile à gérer pour un cerveau humain, aussi brillant soit-il” poursuit David Del Bourgo. Se tournant alors vers la piste de l’intelligence artificielle, les deux fondateurs ont imaginé des outils pour “aider l’industrie à être plus performante dans le développement des médicaments”. David Del Bourgo a déjà plusieurs années d’expérience en biologie génomique quand il s’y attelle avec Julien Cottineau, actuel chief scientific officer (CSO) de WhiteLab Genomics, auparavant généticien à l’Institut Imagine et l’un de ses anciens collaborateurs chez Genomic Vision.
Optimiser les coûts et le temps de développement
“Un médicament mettant 15 ans à être développé en moyenne va passer environ 7 ou 8 ans en développement préclinique et 7 ou 8 ans en développement clinique”, constate David Del Bourgo, dont l’ambition, avec WhiteLab Genomics, est de diviser par trois le temps de développement préclinique.