Comment s’est construite la plateforme Sofinnova.AI ?
Nous avons fait appel à des prestataires de services français, qui sont des spécialistes de l’IA. Nous travaillons ensemble sur ce projet depuis quatreans et avons également recruté des personnes en interne pour le piloter. En somme, nous avons constitué une task force, qui compte aujourd’hui une dizaine de personnes.
Vous ne mentionnez pas le nom des prestataires ayant participé à ce projet. Est-ce par peur de donner de bonnes idées à vos concurrents ?
Nous sommes persuadés que tout le monde va, à terme, devoir intégrer ce genre d’outils. Nous avons eu cette idée bien avant l’émergence de ChatGPT et des LLM (Large Language Model, ndlr). Notre travail d’exploration a duré très longtemps, donc nous n’allons pas révéler notre « secret sauce« . Ce qui est important est d’expliquer au monde extérieur quelle est notre stratégie et comment on a construit l’outil.
Quelle a été précisément votre stratégie au démarrage du projet ?
Nous faisons un métier d’artisans et pour l’accomplir, nous avons besoin d’accéder de la manière la plus efficace possible aux gens avec lesquels nous allons pouvoir travailler en face à face, en utilisant notre intelligence bien humaine pour construire des projets.