Dans la huitième édition de son Baromètre de la performance économique et sociale des start-up numériques en France (septembre 2019), le cabinet de conseil et d’audit financier EY rapporte que plus de la moitié d’entre elles ont recours à un incubateur ou à un accélérateur d’entreprises. Tous les secteurs d’activités sont concernés, au premier rang desquels la santé. Comment fonctionnent ces structures d’accompagnement ? Qu’ils soient dédiés à la santé ou généralistes avec une branche santé, les incubateurs et les accélérateurs se distinguent les uns des autres par leurs modalités d’accompagnement et leurs financements. Cependant, de nombreux points communs les rapprochent, ne serait-ce leur finalité : permettre aux start-up d’accéder plus rapidement au marché avec leurs nouvelles solutions dans le domaine du médicament, des technologies, de l’accompagnement au parcours de soins, du numérique en santé, etc. Si généralement l’incubateur accompagne les start-upeurs, de l’étape de la réflexion du projet jusqu’à la première levée de fonds, l’accélérateur intervient quant à lui à un stade un peu plus avancé du développement de l’entreprise.
Un recrutement sélectif
Pour bénéficier de cet accompagnement, les start-up doivent d’abord être sélectionnées. L’incubateur et pépinière d’entreprises Paris-Salpêtrière-Institut du cerveau (iPeps-The Healthtech Hub), accélérateur d’innovations dédié aux maladies du cerveau, accueille des start-up innovantes dans le domaine du digital, des medtech et des biotech. « Nous faisons trois à quatre appels à candidatures par an, rapporte Alexis Génin, directeur des applications de la recherche de l’Institut du cerveau. Nous opérons également de manière plus ciblée des opérations d’accélération co-construites avec des partenaires industriels. » De son côté, Tech Care Paris, la branche santé de l’incubateur Paris&Co, se présente comme l’incubateur dédié à la santé et au bien-être. Son mode de sélection se déroule au fil de l’eau pour tous projets liés à ces thématiques.