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FHF
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Enguerrand Habran
Directeur adjoint du pôle accompagnement Agence de l’innovation en santé (AIS)
Quelles opportunités représente le salon HIMSS pour une structure comme le Fonds FHF Recherche & Innovation ?
Nous y allons essentiellement pour faire un travail de veille. HIMSS nous donne l’occasion de rencontrer des acteurs japonais, coréens, israéliens… C’est aujourd’hui, à l’échelle internationale, le salon le plus intéressant sur la santé numérique, bien au-delà du CES qui ne fait qu’effleurer ces thématiques. Cela nous permet également d’aller au contact des hôpitaux américains, puisque le salon n’est pas simplement un rassemblement d’industriels. L’autre aspect de notre mission est d’accompagner les établissements sur tous les sujets de l’innovation. Face au côté « spectacle », très américain, de mise en valeur des solutions, toutes prétendument révolutionnaires, il est nécessaire de faire un travail de debunkage pour dire ce qui relève du fantasme et ce que l’on peut réellement faire avec l’intelligence artificielle, la réalité augmentée, la blockchain, les objets connectés, etc.
Comment voyez-vous l’avenir des SI ?
Le terme de système d’information est en France souvent galvaudé, puisque beaucoup sont simplement des systèmes d’enregistrement de données. Demain, les SI seront populationnels. Ils iront au-delà de l’information et du soin et couvriront aussi les activités de formation, de recherche, de management, d’organisation, etc. L’avenir les verra progressivement devenir des systèmes de connaissance, c’est-à-dire qu’ils anticiperont les actions à entreprendre. Par exemple, le système ne se contentera pas de dire qu’un patient a un adénocarcinome pulmonaire, il aidera le soignant dans ses décisions, en lui donnant les recommandations d’une société savante.