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Alexandre Malouvier
Directeur scientifique depuis mars 2024
L’un des principaux freins actuels à la recherche clinique concerne le recrutement des patients. Le manque de données patients est-il le principal problème ?
Pour accélérer la recherche, trouver des patients via les données secondaires ne suffit pas. Il faut également être très innovant pour arriver à identifier les bons patients et faire en sorte qu’ils acceptent de signer un consentement pour entrer dans une étude. J’ai travaillé aux Etats-Unis avec de gigantesques réseaux de pharmacie, comme Walgreens et CVS, qui détiennent les données de centaines de millions de patients. Sur une maladie comme la MASH (ou cirrhose non alcoolique, ndlr) ils sont capables de trouver des dizaines de millions de patients et aucun d’entre eux n’aura signé un consentement éclairé.
Comment imaginez-vous le futur de la recherche clinique ?
L’avenir de la recherche clinique repose en particulier sur les endpoints digitaux (les paramètres recueillis au travers des objets connectés, ndlr) et les eCOA (en anglais “Clinical Outcome Assessement” souvent traduit en français par “questionnaire patient”, ndlr). Ces outils vont être transposés dans la vie réelle de chacun d’entre nous.