Quelles innovations observez-vous actuellement au bloc opératoire et que disent-elles de la médecine aujourd’hui ?
La plus grande partie de la “révolution” est encore à venir. L’ensemble de la médecine va s’inscrire dans un circuit digital, depuis le diagnostic jusqu’à l’acte opératoire et le suivi des patients. Tout ce parcours sera, à terme, intégralement suivi par des datas, pour créer une boucle continue allant du pré-opératoire au post-opératoire . Nous n’en sommes pas encore à ce stade. Aujourd’hui, l’innovation est très présente en diagnostic, en imagerie, en génomique et sur les marqueurs de mutation en cancérologie, avec de nombreuses données générées. Demain, nos diagnostics ne reposeront plus uniquement sur ce que l’on sait des antécédents du patient ou des études publiées sur sa maladie, mais s’appuieront sur l’ensemble de ces données.
Le bloc opératoire a-t-il commencé à se digitaliser ?
Oui, il intègre déjà une partie digitale. En orthopédie ou en chirurgie des tissus mous (digestive, thoracique, gynécologique), on crée en amont de l’intervention une représentation 3D des lésions des patients à partir des données Scanner et IRM.