TEST 15 JOURS

Le regard des professionnels de l’adtech sur les enjeux du secteur en 2024

Le marché programmatique est en plein bouleversement. mind Media a interrogé une quinzaine de dirigeants de sociétés de technologies publicitaires pour mettre en relief les tendances du marché adtech et pour dresser leurs perspectives de développement cette année, leurs convergences et leurs axes de différenciation.

Par Jean-Michel De Marchi. Publié le 08 mars 2024 à 18h01 - Mis à jour le 11 mars 2024 à 9h22

Avec Nathalie Bellaiche Liscia (Criteo), Arnaud Créput (Equativ), Alain Lévy (Weborama), Geoffroy Martin (Ogury), Mélanie Toustou (Magnite), Arnaud Vigneau (DoubleVerify), François-Xavier Préaut (Outbrain), Julien Gardes (Triplelift), Erwan Le Page (Mediasquare), Benoît Cochet (Taboola), André Baden Semper (Nexx360), Nicolas Mignot (FreeWheel), Antoine Ripoche (Azerion), Franck Lewkowicz (Pubmatic) et Benjamin Tolman (Sparteo).

Google, Meta et Amazon toujours omniprésents, un marché publicitaire en ligne indépendant moribond en 2023, les éditeurs et annonceurs qui veulent réduire le nombre d’intermédiaires sur la chaîne publicitaire, les cookies tiers amenés à disparaître au deuxième semestre… 2024 est une année clé pour la publicité programmatique et ses prestataires adtechs. Nous avons interrogé une quinzaine de responsables français autour de deux problématiques : quel regard portent-ils sur le marché adtech français et son évolution en 2024 ? Quels sont les leviers de développement entrevus pour leur société ?

Alain Lévy 
CEO, Weborama
“Nous allons voir deux web coexister : celui des Gafa et l’open web”

“2024 s’annonce comme une année déterminante pour notre secteur. Trois éléments de fond vont structurer le marché. Le premier est l’évolution technologique, avec les approches des plateformes comme la Privacy Sandbox de Google ou l’App Tracking Transparency d’Apple et la disparition de notre devise commune, le cookie tiers. Le deuxième est la réglementation autour de la privacy, qui évoluera encore. Et le troisième porte sur les applications publicitaires de l’intelligence artificielle. In fine, nous allons véritablement voir deux web coexister : celui des Gafa et l’open web, qui sera constitué du trafic logué pour partie, avec l’importance de la first party data, et trafic non logué, largement majoritaire, pour lequel la seule donnée disponible sera le contenu. Dans ce contexte, la stratégie de Weborama est claire : d’une part, aider les clients à tirer le meilleur parti de leurs data first party et leur donner accès à la data collaboration via notre data clean room ; d’autre part, exploiter l’IA sémantique pour générer des insights et activer des campagnes sur l’open web. Nous avons toujours été des précurseurs de l’IA sémantique : nous avons travaillé toutes les dimensions de ce métier et avons beaucoup entrepris avant l’arrivée des large language models (LLM). Nous maîtrisons donc l’approche globale ; de la collecte du contenu et son analyse à l’intégration des éléments contextuels et bien sûr les algorithmes.…

Besoin d’informations complémentaires ?

Contactez

le service d’études à la demande de mind

À lire

TCF : l’IAB Europe peut être responsable conjoint du traitement des données

Analyses Dossiers

Fin des cookies tiers : les identifiants uniques opérationnels, mais encore loin du passage à l’échelle 

Un tribunal américain autorise un nouveau procès contre Google 

Confidentiels

[Info mind Media] Scope3 recrute son directeur commercial France chez Xandr 

Analyses

Commanders Act muscle sa CDP pour embrasser l'ère cookieless

Entretiens

Karine Laravoire (Mediaposte) : "Nous allons étendre la mesure drive-to-store à tous les leviers d'activation"

Google assume que Privacy Sandbox ne remplacera pas complètement les cookies tiers

L‘Udecam apporte son soutien au TCF de l’IAB

Analyses

Microsoft Advertising veut changer d'image

Google Privacy Chrome
Etudes de cas

Comment RTB House se prépare à Privacy Sandbox

Directive ePrivacy : Geste et SRI critiquent à leur tour les orientations de l’EDPB