Le 1er octobre, la CNIL a adopté des lignes directrices modificatives ainsi qu’une recommandation portant sur l’usage de cookies et autres traceurs très attendus par le marché. Dès le lendemain de la publication des nouvelles règles, alors que la CNIL laisse six mois aux éditeurs pour s’adapter, et un peu plus d’an après notre première étude, mind Media a fait le point sur la méthode de recueil du consentement des principaux éditeurs français (voir méthodologie). Combien de sites continuent de considérer la poursuite de la navigation comme accord ? Combien ont adopté un “consent wall” ? Parmi eux, combien mettent le refus au même niveau que le consentement ?
Les consent wall sont devenus majoritaires
La CNIL a notamment confirmé que “la simple poursuite de la navigation sur un site ne peut plus être considérée comme une expression valide du consentement de l’internaute”. Le scroll de l’utilisateur ne vaudra donc plus consentement. En juin 2019, 63,2 % des sites de notre panel (certes plus restreint que cette année) se contentaient d’une bannière d’information, comme la CNIL les y autorisait, et 36,8 % avaient adopté un “consent wall”, obligeant l’internaute à préciser son choix, positif ou négatif, avant de le laisser accéder au contenu.