mind Media publie le compte-rendu du workskop sur les métiers de la social data, réalisé début juin par notre partenaire, le Social Media Club France – espace de conférences et de workshops sur le numérique pour les professionnels – avec la participation notamment de Sorgem Advance, Insign, Angie, Getty Images, ainsi que Adpulse et The Metrics Factory.
Bien définir de quoi on parle dans les métiers de la social data est important. « Il nous est arrivé de changer jusqu’à trois fois le nom d’une annonce sur LinkedIn avant de trouver des candidats », raconte Laurent Michel, directeur Social media à l’agence Insign. « Toutes ces appellations sont amenées à changer. C’est difficile à harmoniser car chaque agence a sa spécificité. La façon dont on nomme nos métiers doit avoir une résonance vis-à-vis de nos clients. On s’adapte beaucoup à leurs besoins et à leurs attentes. En fait, le mot social est déjà dépassé. Je pense qu’on va revenir à des termes comme digital data ou digital analyst », analyse Laurent Michel (Insign).
Des métiers différents selon les secteurs
Si les termes diffèrent pour désigner les personnes travaillant avec la Social Data, c’est aussi parce qu’aujourd’hui les métiers ne sont pas tout à fait les mêmes d’un secteur à l’autre. Dans les agences médias, il faut par exemple créer des contenus en lien avec les comportements du public. « Aujourd’hui, on nous demande d’aller beaucoup plus loin dans le social listening. On doit matérialiser des scénarios de retargeting en fonction du parcours de l’internaute et de l’interaction qu’il a eu avec le contenu », explique Jérémy Campy, directeur général d’Adpulse. Pour proposer ces scénarios, obtenus à partir de plusieurs équations dans des outils de social listening, Adpulse doit faire appel à une agence annexe, complémentaire de son activité de brand content.
Dans les études d’opinion, si les outils utilisés sont similaires, leur utilisation est différente. « Quand je suis arrivé, on me demandait de recruter des audience managers, ce qui ne correspondait à aucun profil existant. Nous avons finalement opté pour le terme d’opinion analyst, » raconte Justin Poncet, directeur Data intelligence chez Angie, dont une partie du travail consiste à cartographier l’opinion afin d’identifier des communautés.