L’info. OpenAI a commencé à tester une plateforme publicitaire (ads manager) en self-service, afin de fournir à ses annonceurs un meilleur service et un reporting plus efficace, selon Digiday.
Plus de détails.
- Jusqu’à présent, le reporting se faisait sous la forme rudimentaire d’envoi de fichiers CSV.
- Dans le même temps, OpenAI a abaissé le seuil budgétaire plancher pour accéder à sa période de test publicitaire, à 50 000 dollars au lieu de 200 000. En revanche, le CPM est toujours à 60 dollars.
- La période de tests a été étendue jusqu’à fin avril et pourrait encore se prolonger.
- D’après Reuters, après six semaines de test, le revenu en rythme annualisé de l’activité publicitaire d’OpenAI s’élève déjà à 100 millions de dollars.
En chiffres.
- 600 annonceurs auraient déjà participé aux tests, selon The Information
- OpenAI prévoit de générer 2,5 milliards de dollars de revenus publicitaires cette année et 100 milliards de dollars d’ici 2030, selon Axios.
Les enjeux. Pour OpenAI, qui vient d’embaucher un directeur des activités publicitaires en la personne de David Dugan, en provenance de Meta, il est impossible de passer à l’échelle sur cette source de revenu – qui lui rapportera, l’espère-t-il, 102 milliards de dollars d’ici 2030, d’après The Information – sans mettre au point une infrastructure publicitaire digne de ce nom. Par ailleurs, avec un CPM aussi élevé, les annonceurs sont en droit d’attendre une qualité de service à la hauteur de l’investissement. L’entreprise pourrait d’ailleurs avoir en ligne de mire le rachat d’un grand acteur adtech, pour atteindre plus rapidement son objectif. Un partenariat aurait été évoqué avec The Trade Desk, selon The Information.