Trois points clés :
- Le 14 avril, la Cnil a publié sa recommandation sur les pixels de tracking, dans laquelle elle assimile ces traceurs aux cookies.
- Les acteurs du marché ne s’accordent pas sur la qualification des pixels e-mail en tant que cookies, issue de l’interprétation de l’ePrivacy retenue par la Cnil.
- Ce texte a un impact très large, dans la mesure où les entreprises utilisent ces signaux pour vérifier la délivrabilité de leurs e-mails.
Initialement prévue pour octobre 2025, la publication de la recommandation définitive a finalement été retardée de six mois. Elle était très attendue par le marché de la publicité en ligne et du marketing. La Cnil a ainsi publié, le 14 avril, sa recommandation sur les pixels de tracking, dans le cadre d’un projet plus large de mise à jour de sa recommandation relative à l’usage des cookies et autres traceurs.
À compter de sa date de publication, les entreprises disposent de trois mois pour se mettre en conformité avec un texte que la Cnil considère comme déjà adopté. L’enjeu est de taille pour toute société utilisant des pixels de suivi dans ses e-mails : celles-ci devront désormais vérifier leur conformité, en ajoutant a minima une nouvelle demande de consentement auprès de leurs contacts marketing. Cette obligation pourrait créer un goulet d’étranglement sur les demandes de consentement dans les prochains mois, au risque d’entraîner une « fatigue du consentement » de la part des utilisateurs.
mind Media fait le point sur ce que cette recommandation change concrètement pour les entreprises, et sur les prochaines étapes à suivre.
Quand recueillir le consentement ?
Le pixel de suivi est un petit fichier invisible intégré dans un mail, qui transmet des informations à l’expéditeur lors de l’ouverture du message. Il permet ainsi de connaître, pour chaque destinataire : “si le message a été ouvert ; à quel moment (jour, heure) ; sur quel type d’appareil (ordinateur, tablette, téléphone portable, etc.)