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Criteo
Cookies, Data, Marketing digital, Programmatique
Après de longs mois de discussion avec l’industrie publicitaire dans le cadre des groupes de travail du W3C, Google avait annoncé dès janvier l’ouverture d’un test de FLoC, sa méthode de ciblage par cohortes de centres d’intérêt à partir de mars, baptisé “Origin trial”.
Celui-ci n’était – selon Google – alors disponible que sur 0,5 % des utilisateurs de Chrome, et dans certaines régions du monde seulement : aux Etats-Unis, en Australie, Brésil, Canada, Inde, Indonésie, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande et Philippines. Les navigateurs Mozilla Firefox, Microsoft Edge, Brave et Safari d’Apple ont tour à tour indiqué leur intention de ne pas utiliser FLoC tant que les doutes sur de potentielles fuites de données n’ont pas été levés. L’API de test n’est donc exploitable que sur le navigateur Chrome.
Du 1er juin au 13 juillet, une douzaine de personnes chez Criteo ont exploité les données issues du test d’origine de FLoC. La société a collecté deux types d’informations sur son réseau, composé de 16 000 sites annonceurs et 2 000 sites d’éditeurs : le floc_id, qui indique dans quelle cohorte le navigateur de l’utilisateur est, et floc_version, le label qui permet d’identifier l’algorithme utilisé pour générer cet ID. Les principaux enseignements ont été compilés dans une série de quatre billets sur Medium.
Une quantité de données trop faible pour tirer des enseignements définitifs
L’un des premiers enseignements tirés par Criteo à l’issue du test est qu’il est beaucoup trop limité en temps et en données disponibles pour en tirer des enseignements définitifs.