La publicité locale sur les supports numériques est en pleine croissance, portée par l’essor du mobile, l’importance des moteurs de recherche et la montée en puissance du drive-to-store, notamment chez les annonceurs locaux. L’ensemble de ces campagnes se basent sur des données de géolocalisation fournies par des prestataires spécialisés et des régies. Comment ces données sont-elles récoltées ? Sont-elles fiables ? Comment s’en assurer ? mind a interrogé Adcity (Havas) et les régies spécialisées Proxistore et Admoove.
Alors que le marché de la publicité locale offline est en lent déclin depuis plusieurs années (le marché a baissé de 15% entre 2008 et 2015, soit deux fois plus que le marché publicitaire national, selon Precepta), le numérique lui apporte un second souffle. Selon Precepta (Groupe Xerfi), le marché publicitaire digital local représente désormais 2 milliards d’euros annuels d’investissement dans le monde, soit 18% du budget publicitaire local total. La dynamique devrait durer, portée notamment par l’essor du mobile. “Notre chiffre d’affaires annuel a connu une progression de près de 20% par rapport à l’année précédente. Le mobile, le social et la performance en sont les principaux moteurs”, constate Karine Patole-Guedon, directrice adjointe d’Adcity, filiale d’Havas spécialisée dans la communication géolocalisée
Avec cette dynamique, se développe le marché des données géolocalisées, qui se monnaient à un prix assez élevé : selon le rapport de l’IAB sur les données de localisation mobiles, l’ajout de données géolocalisées à une campagne sur mobile augmente de 20 à 30% son CPM.