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Didomi
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Sirdata
Ciblage, Cookies
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Luc Vignon
Directeur général adjoint en charge de la transformation digitale
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Jérémy Parola
Directeur des activités numériques Reworld Media
Pour mieux respecter le RGPD, depuis le 1er octobre, tous les consentements des internautes pour le dépôt de cookies et traceurs – principalement utilisés pour le tracking publicitaire – doivent avoir été collectés par la deuxième version du TCF, le transparency and consent framework de l’IAB (TCF v2) afin d’être être utilisés sur la chaîne publicitaire en ligne de manière licite.
Tout au long de ces trois derniers mois, les éditeurs ont donc adapté les configurations techniques et le design de leur CMP, ce petit module qui s’affiche sur les sites pour recueillir et diffuser le consentement ou le non consentement des internautes à l’usage de leurs données personnelles.
mind Media a sollicité Luc Vignon, directeur général adjoint de la régie 366 en charge de la transformation numérique, Jérémy Parola, directeur des activités numériques de Reworld Media, Romain Gauthier, président de Didomi, Benoit Oberlé, président de Sirdata, et Michael Froment, PDG de Commanders Act, pour présenter dix des enseignements à retenir sur l’installation des nouvelles CMP conformes au nouveau TCF.
1 – Le passage au TCF v2 s’est bien passé
C’est sans doute le constat le plus important et qui a soulagé les éditeurs médias : malgré quelques bugs et des réglages à effectuer par les équipes digitales et techniques, l’adaptation des CMP à la deuxième version du TCF de l’IAB (TCF v2) s’est déroulée dans de bonnes conditions ; la transmission des données entre acteurs fonctionne globalement correctement.
Il s’agit pourtant d’une révolution technique – les TCF v1 et v2 sont très distinctes – et certains acteurs redoutaient des bugs importants, à même de nuire à la chaîne de consentement et d’impacter largement leurs revenus publicitaires dès le 1er octobre, du fait des avertissements préalables de Google sur le respect scrupuleux des nouveaux protocoles.
Premier constat : le vrai gendarme de la publicité en ligne, s’il en fallait encore une preuve, est donc Google, qui avait annoncé ne plus travailler avec des éditeurs n’ayant pas de TCV v2.
Deuxième constat : l’intérêt légitime ne suffit plus. Là où une large partie des éditeurs médias mettaient encore en avant il y a quelques mois le seul intérêt légitime pour justifier la collecte de données et n’utilisaient pas de CMP – où en avait installé une avant de la retirer -, tous désormais en ont également installé une.