Depuis quelques années, avec la généralisation de l’achat programmatique, de plus en plus d’acheteurs ont privilégié le programmatique garanti (PG) pour automatiser l’achat en gré à gré d’espaces publicitaires numériques. Ce mode de commercialisation des inventaires permet à l’acheteur d’obtenir via sa plateforme d’achat programmatique un volume garanti d’impression à un CPM fixe sur une plage de temps donnée chez un éditeur. Au départ utilisé par les plateformes full stack qui possédaient à la fois adserver, SSP et DSP comme Google, il se généralise via des intégrations entre adtechs. “On a le meilleur des deux mondes, d’un côté une garantie de CPM, de livraison et donc de revenu pour l’éditeur, et pour l’acheteur une maîtrise des budgets, et la garantie d’un ciblage pertinent via sa DSP”, explique Julien Gardès, head of publisher development EMEA de TripleLift.
Un usage en hausse en 2020
Dans son observatoire de l’e-pub 2019, le SRI annonçait une augmentation de la part relative du programmatique garanti dans les revenus programmatiques des régies françaises en 2020. Une tendance qui s’est confirmée pendant une année marquée par la crise sanitaire, la part du PG étant passée de 6 à 9 % avec une hausse de 37 % des investissements via ce levier chez les principaux éditeurs médias, selon les données d’Adomik (voir le périmètre de l’étude).